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Publié par CFDT-Interco72

Tel est l’objectif de la journée d’action du 29 janvier

 
Ce 29 janvier, les adhérents de la CFDT sont invités, comme l’ensemble des salariés, à faire entendre leur voix pour réclamer d’autres mesures face à la crise.

Cette journée d’action, menée conjointement par huit organisations syndicales (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, Solidaires, FSU), se doit d’être un temps fort majeur.

 « Mobilisation pour une relance sociale », tel est le slogan retenu par la CFDT pour ce rendez-vous syndical qui prendra différentes formes, selon les régions et les secteurs professionnels.

Manifestion au Mans: départ du défilé depuis le Palais des congrés à 9h30.

Dire le ras-le-bol des salariés

La mobilisation du 29 janvier a un double objectif : amplifier la voix des salariés, des demandeurs d’emplois et des retraités, premières victimes d’une crise dont ils ne sont pas responsables, et obtenir des mesures concrètes en leur faveur. Car pour l’heure, la voix du monde du travail ne semble guère avoir été entendue par les pouvoirs publics et le patronat, alors que se multiplient les réductions d’activités, les mesures de chômage partiel, les plans sociaux, dans un contexte où le pouvoir d’achat subit les effets de la crise et alors que les réformes tous azimuts du gouvernement enfoncent un coin dans les garanties collectives.

« Les mesures prises par le gouvernement en direction des salariés et plus généralement en direction des populations fragilisées par leur faible rémunération, fragilisées dans leur emploi, fragilisées par leur endettement sont largement moins importantes, en termes de moyens, que celles prises en direction du système bancaire ou en matière d’aides aux entreprises », rappelle la CFDT. Pour l’heure, il semblerait que les salariés et leur famille n’aient guère pesés dans la balance des mesures de relance. « Le mécontentement monte dans les entreprises, avertissait François Chérèque dans une récente interview. Il y a ça et là des réactions de ras-le-bol. Notre rôle, en tant que syndicats, c’est de faire en sorte qu’elles s’expriment ».

Obtenir des avancées concrètes pour les salariés

La mobilisation du 29 vise aussi et surtout à obtenir des résultats concrets. « Notre déclaration intersyndicale a pour objectif de répondre aux attentes des salariés », a souligné Marcel Grignard, secrétaire nationale de la CFDT. "L'appel du 29 janvier", le texte commun aux huit organisations syndicales, détaille ainsi cinq axes majeurs de revendications : donner la priorité au maintien des emplois, améliorer le pouvoir d’achat et réduire les inégalités, orienter la relance vers l’emploi et le pouvoir d’achat, préserver et améliorer les garanties collectives, réglementer la sphère financière internationale. François Chérèque a résumé les attentes de la CFDT : « Nous demandons un deuxième plan de relance, centré celui-là sur le pouvoir d’achat. Il faut aussi aller plus loin sur les contreparties demandées aux entreprises et aux banques. Par ailleurs, nous demandons un moratoire sur les suppressions d’emploi dans la fonction publique pour rediscuter de ce qu’on attend aujourd’hui de l’État. Nous voulons aussi rediscuter de la loi sur les 35 heures. »

Réclamer un deuxième plan de relance

Il s’agit de tout mettre en œuvre pour préserver l’emploi et les salaires. Les mesures de chômage partiel, l’utilisation des RTT ou des congés payés pour faire face à des réductions de l’activité doivent faire l’objet de négociations avec les représentants du personnel. Autre revendication phare, l’utilisation de ces périodes pour « développer la formation professionnelle et renforcer les compétences des salariés ». En ce qui concerne le pouvoir d’achat, la CFDT ne cesse de le rappeler : toutes les entreprises ne vont pas mal. C’est pourquoi elle plaide pour des négociations salariales qui permettent d’assurer au moins le maintien du pouvoir d’achat des salariés et ambitionne de réduire les inégalités, notamment entre hommes et femmes.

Relance par la consommation, mesures en faveur du logement et de la protection sociale, investissement dans l’éducation, la recherche, la formation et le développement durable, "l'appel du 29 janvier" réclame un deuxième plan de relance qui tienne compte du volet social de la crise économique. C’est aussi à des mesures de responsabilité qu’appellent les huit organisations syndicales : responsabilité au niveau national, avec la conditionnalité des aides publiques et des allègements de charge aux entreprises socialement vertueuses ; responsabilité au niveau international, avec l’appel à la régulation d’une sphère financière internationale qui permette une meilleure répartition des richesses et le respect des droits fondamentaux et sociaux.

Donner de la voix, obtenir des résultats, réaffirmer la force du syndicalisme, les ambitions de la journée du 29 janvier sont fortes. C’est le moment de leur donner du poids.

 

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