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CFDT INTERCO 72
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Album - DESSINS

20 Juillet 2009 Publié dans #album

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Grève du 29 janvier 2009. Se faire entendre pour obtenir des résultats concrets pour les salariés

27 Janvier 2009 , Rédigé par CFDT-Interco72 Publié dans #Actualité générale

Tel est l’objectif de la journée d’action du 29 janvier

 
Ce 29 janvier, les adhérents de la CFDT sont invités, comme l’ensemble des salariés, à faire entendre leur voix pour réclamer d’autres mesures face à la crise.

Cette journée d’action, menée conjointement par huit organisations syndicales (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, Solidaires, FSU), se doit d’être un temps fort majeur.

 « Mobilisation pour une relance sociale », tel est le slogan retenu par la CFDT pour ce rendez-vous syndical qui prendra différentes formes, selon les régions et les secteurs professionnels.

Manifestion au Mans: départ du défilé depuis le Palais des congrés à 9h30.

Dire le ras-le-bol des salariés

La mobilisation du 29 janvier a un double objectif : amplifier la voix des salariés, des demandeurs d’emplois et des retraités, premières victimes d’une crise dont ils ne sont pas responsables, et obtenir des mesures concrètes en leur faveur. Car pour l’heure, la voix du monde du travail ne semble guère avoir été entendue par les pouvoirs publics et le patronat, alors que se multiplient les réductions d’activités, les mesures de chômage partiel, les plans sociaux, dans un contexte où le pouvoir d’achat subit les effets de la crise et alors que les réformes tous azimuts du gouvernement enfoncent un coin dans les garanties collectives.

« Les mesures prises par le gouvernement en direction des salariés et plus généralement en direction des populations fragilisées par leur faible rémunération, fragilisées dans leur emploi, fragilisées par leur endettement sont largement moins importantes, en termes de moyens, que celles prises en direction du système bancaire ou en matière d’aides aux entreprises », rappelle la CFDT. Pour l’heure, il semblerait que les salariés et leur famille n’aient guère pesés dans la balance des mesures de relance. « Le mécontentement monte dans les entreprises, avertissait François Chérèque dans une récente interview. Il y a ça et là des réactions de ras-le-bol. Notre rôle, en tant que syndicats, c’est de faire en sorte qu’elles s’expriment ».

Obtenir des avancées concrètes pour les salariés

La mobilisation du 29 vise aussi et surtout à obtenir des résultats concrets. « Notre déclaration intersyndicale a pour objectif de répondre aux attentes des salariés », a souligné Marcel Grignard, secrétaire nationale de la CFDT. "L'appel du 29 janvier", le texte commun aux huit organisations syndicales, détaille ainsi cinq axes majeurs de revendications : donner la priorité au maintien des emplois, améliorer le pouvoir d’achat et réduire les inégalités, orienter la relance vers l’emploi et le pouvoir d’achat, préserver et améliorer les garanties collectives, réglementer la sphère financière internationale. François Chérèque a résumé les attentes de la CFDT : « Nous demandons un deuxième plan de relance, centré celui-là sur le pouvoir d’achat. Il faut aussi aller plus loin sur les contreparties demandées aux entreprises et aux banques. Par ailleurs, nous demandons un moratoire sur les suppressions d’emploi dans la fonction publique pour rediscuter de ce qu’on attend aujourd’hui de l’État. Nous voulons aussi rediscuter de la loi sur les 35 heures. »

Réclamer un deuxième plan de relance

Il s’agit de tout mettre en œuvre pour préserver l’emploi et les salaires. Les mesures de chômage partiel, l’utilisation des RTT ou des congés payés pour faire face à des réductions de l’activité doivent faire l’objet de négociations avec les représentants du personnel. Autre revendication phare, l’utilisation de ces périodes pour « développer la formation professionnelle et renforcer les compétences des salariés ». En ce qui concerne le pouvoir d’achat, la CFDT ne cesse de le rappeler : toutes les entreprises ne vont pas mal. C’est pourquoi elle plaide pour des négociations salariales qui permettent d’assurer au moins le maintien du pouvoir d’achat des salariés et ambitionne de réduire les inégalités, notamment entre hommes et femmes.

Relance par la consommation, mesures en faveur du logement et de la protection sociale, investissement dans l’éducation, la recherche, la formation et le développement durable, "l'appel du 29 janvier" réclame un deuxième plan de relance qui tienne compte du volet social de la crise économique. C’est aussi à des mesures de responsabilité qu’appellent les huit organisations syndicales : responsabilité au niveau national, avec la conditionnalité des aides publiques et des allègements de charge aux entreprises socialement vertueuses ; responsabilité au niveau international, avec l’appel à la régulation d’une sphère financière internationale qui permette une meilleure répartition des richesses et le respect des droits fondamentaux et sociaux.

Donner de la voix, obtenir des résultats, réaffirmer la force du syndicalisme, les ambitions de la journée du 29 janvier sont fortes. C’est le moment de leur donner du poids.

 

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Appel du 29 janvier 2009. Déclaration commune CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA

5 Janvier 2009 , Rédigé par CFDT-Interco72 Publié dans #Actualité générale

Déclaration commune de propositions et revendications des organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA

La crise économique amplifiée par la crise financière internationale touche durement une grande partie des salariés dans leurs emplois et leurs revenus. Alors qu’ils n’en sont en rien responsables, les salariés, demandeurs d’emploi et retraités, sont les premières victimes de cette crise. Elle menace l’avenir des jeunes, met à mal la cohésion sociale et les solidarités ; elle accroît les inégalités et les risques de précarité.

Les seules lois du marché ne peuvent régler tous les problèmes.

Face à cette situation et considérant qu’il est de leur responsabilité d’agir en commun, en particulier lors de la journée du 29 janvier, pour obtenir des mesures favorables aux salariés, les organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA ont décidé d’interpeller les entreprises, le patronat et l’Etat.

Surmonter la crise implique des mesures urgentes en faveur de l’emploi, des rémunérations
et des politiques publiques intégrées dans une politique de relance économique.

1 - Donner la priorité au maintien des emplois dans un contexte de crise économique

De nombreuses entreprises mettent la pression sur les sous-traitants et fournisseurs faisant supporter à leurs salariés blocages de rémunérations et pertes d’emplois. Par ailleurs, des salariés sont contraints à des durées du travail élevées, tandis que les salariés temporaires, en intérim ou en CDD, sont les premiers à faire les frais des baisses d’activité. Des entreprises utilisent la crise pour opérer des restructurations tout en maintenant la
rémunération de leurs actionnaires.

C’est intolérable et inadmissible.

Les entreprises confrontées aux baisses d’activité utilisent des mesures de sauvegarde d’emplois comme le chômage partiel, les jours de RTT ou de congés… Toutes ces mesures doivent être négociées dans l’objectif de préserver l’emploi et les salaires. Les aides publiques doivent aussi y être conditionnées. Les entreprises doivent améliorer l’indemnisation du chômage partiel et tous les salariés doivent pouvoir en bénéficier. Ces périodes de baisse d’activité doivent être utilisées pour développer la formation professionnelle et renforcer les compétences des salariés.

Dans toutes les entreprises, quelle que soit leur situation, c’est notamment en investissant dans la formation et le travail qualifiant et en réduisant la précarité que la performance sera assurée.

Dans la fonction et les entreprises publiques, il est indispensable de répondre aux besoins de notre société et de la population et de leur attribuer les moyens nécessaires. Dès 2009, le gouvernement doit renoncer aux 30.000 suppressions de postes. Il faut abandonner une politique aveugle de suppression d’emplois et penser autrement l’évolution des services publics dont la qualité et l’emploi constituent une question centrale. La situation des salariés précaires du public appelle des mesures de justice sociale.


2 - Politiques salariales : améliorer le pouvoir d’achat, réduire les inégalités

Les exigences des actionnaires ont conduit, dans beaucoup d’entreprises, à l’accroissement des inégalités. Elles se sont aussi traduites par une redistribution des richesses privilégiant le versement de dividendes au détriment des salaires et de l’investissement.

Dans les branches, les entreprises, les fonctions publiques, les négociations salariales doivent assurer au moins un maintien du pouvoir d’achat et une réduction des inégalités.

Les allégements de cotisations sociales doivent être conditionnés à la conclusion d’accords salariaux.

3 - Orienter la relance économique vers l’emploi et le pouvoir d’achat.

Il est de la responsabilité de l’Etat et de l’Union Européenne de décider de politiques d’interventions publiques coordonnée favorisant une relance économique. Celles-ci doivent viser à la fois :

- Une relance par la consommation en améliorant le pouvoir d’achat, en priorité des revenus les plus modestes parmi lesquels de nombreux salariés, demandeurs d’emploi, retraités et bénéficiaires de minima sociaux.

- Une politique de développement de logement social à la hauteur de l’urgence, un encadrement des loyers et un accès au crédit dans des conditions excluant les taux usuraires.

- Une protection sociale (santé, retraite…) dans un cadre collectif et solidaire

-  Des investissements ciblés, en particulier en matière d’infrastructures, d’équipements publics et de services publics, en favorisant la recherche, le développement, l’éducation et la formation. Les investissements publics et privés doivent notamment être orientés en faveur d’une économie du développement durable mettant en oeuvre les principes adoptés au Grenelle de l’Environnement.

- Toute aide accordée à une entreprise doit être ciblée et faire l’objet de contreparties. Elle doit être conditionnée à des exigences sociales, en particulier en matière d’emploi. Elle doit faire l’objet d’une information et d’un avis préalable des élus représentant les salariés. Dans le cas spécifique du secteur bancaire, l’utilisation
des aides publiques doit donner lieu à un contrôle direct par l’Etat.

4 - Préserver et améliorer les garanties collectives

Les conditions de vie et de travail pour les salariés des secteurs privé et public, passent par l’amélioration du cadre collectif. C’est pourquoi il faut :

- abroger les dispositifs légaux qui ont conduit à remettre en cause la réduction du temps de travail

- retirer la proposition de loi sur le travail du dimanche.

- respecter le dialogue social sur tous les projets et propositions de loi qui touchent à la réglementation du travail.

- face à la révision générale des politiques publiques (RGPP), mettre en oeuvre des réformes porteuses de progrès social

5 - Réglementer la sphère financière internationale

Cette réglementation doit mettre un terme à la spéculation, aux paradis fiscaux, à l’opacité du système financier international et encadrer les mouvements de capitaux. L’Union européenne doit être au premier plan pour l’exiger.

Il faut aussi imposer le respect des droits fondamentaux et sociaux et des normes internationales de l’OIT dans tous les échanges internationaux. L’aide publique au développement doit être maintenue et améliorée. C’est ce que demande le mouvement syndical international.

Le 5 janvier 2009

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